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Nouvelles sur la recherche et communications médicales
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Approbation de la phase II de l'étude sur la susceptibilité génétique à la SP.

Communication médicale
Le 13 février 1997

Résumé
La Fondation pour la recherche scientifique sur la sclérose en plaques a annoncé le renouvellement de son soutien financier à l'Étude coopérative canadienne sur la susceptibilité génétique à la sclérose en plaques. La deuxième phase, basée sur les résultats de la première, bénéficiera d'une subvention de plus 4,7 millions de dollars pour trois ans. Il s'agit de la plus importante subvention jamais accordée dans aucun pays à un projet de recherche sur la SP. Dr George Ebers, professeur de sciences neurologiques au centre des sciences de la santé de London, sur le campus universitaire, dirige le volet génétique moléculaire de l'étude, alors que Dre Dessa Sadovnick, Ph.D., professeure de génétique médicale à l'Université de la Colombie-Britannique, dirige le volet épidémiologie génétique. Dr Neil Risch, Ph.D., de l'Université Stanford, participe au projet en tant que responsable de l'analyse statistique des données. Les cliniques de SP du Canada collaboreront à cette deuxième phase, comme elles l'ont fait à la première. La Fondation pour la recherche scientifique sur la SP est affiliée à la Société canadienne de la sclérose en plaques dont elle tire la majeure partie de ses fonds.

Résultats de la première phase
La première phase de l'étude comportait deux volets : susceptibilité génétique, dirigé par Dre Sadovnick, et génétique moléculaire, dirigé par Dr Ebers.

Épidémiologie génétique

Les responsables du volet épidémiologie génétique ont utilisé des techniques de cette spécialité pour sélectionner plus de 2000 familles à cas multiples de sclérose en plaques, à partir des plus de 18 000 cas de SP suivis dans 14 cliniques participantes. Ils ont identifié un nombre sans précédent de membres de famille particuliers, soit des demi-frères et demi-sœurs, des couples de jumeaux, des personnes adoptées et des couples de conjoints atteints tous deux de SP.

Deux études concluantes ont montré que la prévalence accrue de SP dans certaines familles est d'origine génétique. Les résultats de l'Étude sur les personnes adoptées, parus dans le magazine scientifique Nature (14 septembre 1995), révèlent que les gènes, transmis par les parents, interviennent dans le développement de la SP. Cette étude portait sur 238 personnes atteintes de SP ayant été adoptées avant l'âge de un an. Le taux d'incidence de la SP des membres de leur famille adoptive et leurs enfants adoptés n'était pas augmenté par le fait d'avoir vécu avec une personne qui allait être atteinte de SP. En effet, leur risque était le même que celui de la population en général.

Pour l'Étude sur les demi-frères et demi-sœurs de personnes atteintes de SP, les chercheurs ont recruté 939 sujets. Contrairement aux familles adoptives dont les gènes différent de ceux des enfants adoptés, les demi-frères et demi-sœurs partagent les gènes du parent qu'ils ont en commun. Leur taux de risque d'avoir la SP a été établi à moins de la moitié de celui des frères et sœurs à part entière. Il dépasse toutefois celui de la population en général. On a aussi remarqué que les demi-frères et demi-sœurs ayant été élevés avec celui ou celle qui allait avoir la SP ne présentaient pas un taux de risque plus élevé que ceux qui avaient vécu dans une autre famille (voir l'édition du 22 juin 1996 de The Lancet).

Ces deux populations étaient étudiées pour la première fois dans le cadre d'un projet de recherche sur une maladie auto-immune. Drs Ebers, Sadovnick, Risch et leurs collaborateurs ont ainsi eu l'occasion d'évaluer l'importance des facteurs génétiques par rapport aux facteurs environnementaux. Leurs études confirment l'intervention de plusieurs gènes dans cette maladie. Il est indéniable que des facteurs environnementaux entrent également en jeu, mais il faut alors pointer du doigt le macro-environnement, soit la collectivité en général, et non le micro-environnement du foyer familial.

Génétique moléculaire

Les résultats du volet génétique moléculaire de l'étude ont été publiés dans Nature Genetics (août 1996). Les chercheurs ont pris des tomographies de 222 couples de frères et sœurs (dont un était atteint de SP) provenant de 175 familles à cas multiples de SP. L'étude de leur ADN a permis de déceler une région sur le chromosome 5 qui semble jouer un rôle important dans la susceptibilité génétique à la SP. D'autres régions de moindre importance, mais pouvant contribuer à cette susceptibilité, ont été identifiées sur les chromosomes 2, 3, 6, 11 et X. On peut lire dans le même numéro de Nature Genetics les résultats de trois autres études sur la susceptibilité génétique à la SP, quoique l'étude canadienne soit de loin la plus vaste de toutes. (Pour de plus amples renseignements sur ces quatre études, voir «Genetic Susceptibility in Multiple Sclerosis: Four studies », dans le numéro du 6 août 1996 de Nature Genetics.)

Les travaux de génétique moléculaire ont confirmé les résultats des études sur les personnes adoptées et les demi-frères et demi-sœurs, selon lesquels le taux de risque familial d'avoir la SP est associé aux gènes et le nombre de gènes en cause reste indéterminé. Ces deux études ont permis de faire progresser la recherche sur les gènes de susceptibilité à la SP.

Les chercheurs soulignent que même si ces résultats sont très importants pour les futures recherches, le risque d'avoir la SP pour les membres de la famille d'une personne atteinte de SP demeure très faible.


Phase II

Au cours de la phase II, Drs Sadovnick, Ebers, Risch et leurs collaborateurs au Canada tenteront d'isoler les gènes de susceptibilité à la SP et les facteurs environnementaux en caused.

Génétique moléculaire

Les chercheurs responsables du volet génétique moléculaire continueront de chercher des gènes dans les régions chromosomiques « suspectes » identifiées à la phase I. Ils analyseront les échantillons d'ADN déjà prélevés sur des familles identifiées et en ajouteront d'autres. Les nouveaux prélèvements s'effectueront dans les cliniques, tandis que l'analyse sera faite au laboratoire de Dr Ebers, à London.

L'identification d'un seul gène de susceptibilité à la SP fournirait des renseignements fondamentaux sur le processus de déclenchement de cette maladie et les raisons de son développement. Dr Ebers a aussi fait remarquer qu'il serait peut-être plus facile de contrer la SP si plusieurs gènes étaient en cause plutôt qu'un seul, car alors on pourrait intervenir sur divers mécanismes de la maladie.

Épidémiologie génétique

L'imposant volet épidémiologie génétique sera dirigé par Dre Sadovnick, à l'Université de la Colombie-Britannique. Il comprendra, cette fois, une recherche sur les facteurs environnementaux. L'étude sur les demi-frères et demi-sœurs a permis d'écarter les facteurs liés au strict milieu familial. Les chercheurs se pencheront donc sur de nombreux facteurs environnementaux et sur la période d'exposition à ces facteurs. D'autres chercheurs ont avancé que l'exposition à un facteur environnemental de SP pouvait avoir lieu avant l'âge de la puberté.

Cliniques De SP - Ressource Unique

Drs Ebers et Sadovnick ont précisé qu'une étude aussi vaste et complexe ne pourrait être menée ailleurs qu'au Canada, seul pays disposant d'un réseau de cliniques de SP. Ajoutons que ces cliniques sont dotées de neurologues spécialisés en SP, offrant des services de diagnostic et d'évaluation.

Quinze cliniques de SP du Canada participeront à la phase II du projet : Centre des sciences de la santé, St. John's, T.-N. ; Centre de recherche sur la SP de Dalhousie, Halifax, N.-É. ; Centre François-Charron, Québec, Qc ; Institut neurologique de Montréal, Montréal, Qc ; Hôpital Notre-Dame, Montréal, Qc ; Hôpital Général d'Ottawa, Ottawa, Ont. ; Hôpital Général de Kingston, Kingston, Ont. ; Hôpital St. Michael, Toronto, Ont. ; Hôpital Chedoke-McMaster, Hamilton, Ont. ; Centre des sciences de la santé, London, Ont. ; Centre des sciences de la santé, Winnipeg, Man. ; Hôpital de Saskatoon, Saskatoon,, Sask. ; Université de l'Alberta, Edmonton, Alb. ; Hôpital Général de Calgary, Calgary, Alb. ; Hôpital de Vancouver, Vancouver, C.-B.

Fondation pour la Recherche Scientifique sur la SP

Les phases I et II de l'étude canadienne sur la susceptibilité génétique à la SP sont subventionnées par la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP. Créée en 1973, cette Fondation subventionne des projets de recherche sur la cause, le traitement et le remède de la sclérose en plaques. Elle est affiliée à la Société canadienne de la sclérose en plaques qui s'avère sa principale source de financement.

Décharge de responsabilité
La Société canadienne de la sclérose en plaques est un organisme de bienfaisance bénévole et indépendant. Elle n'approuve ni ne recommande aucun produit ou thérapie, mais renseigne sa clientèle afin que celle-ci puisse prendre des décisions éclairées.

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Société canadienne de la sclérose en plaques
Ligne sans frais pour joindre votre division : 1 800 268-7582

Courriel : cliquez ici info@scleroseenplaques.ca
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