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Une nouvelle étude révèle que l’incapacité causée par la SP évolue plus lentement que prévu

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Communication médicale
Le 24 janvier 2006

Résumé
Des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique ont découvert que l’incapacité entraînée par la sclérose en plaques évolue plus lentement que ne l’avaient indiqué des études précédentes. Ils ont également constaté que les hommes et les personnes ayant un certain âge au début de la maladie ne sont pas davantage sujets à une aggravation de l’issue de la maladie, ce qui remet en question d’autres notions fondamentales de la SP. Leur étude, financée en partie par la Société canadienne de la sclérose en plaques, a été publiée dans le numéro de janvier 2006 de la revue Neurology.

Détails
Certes, il est difficile de prévoir comment la sclérose en plaques évoluera après son apparition. Pour aborder cette question d’un point de vue scientifique, les chercheurs recrutent d’importants groupes de personnes atteintes de SP pour effectuer ce que l’on appelle des études de l'histoire naturelle. Dans le cadre de l’étude menée à l’Université de la Colombie-Britannique, les docteurs Helen Tremlett, Donald Paty et Virginia Devonshire ont consulté la base de données des quatre cliniques de SP de la province pour constituer un groupe témoin de personnes atteintes de SP confirmée et ayant présenté des symptômes de la maladie avant juillet 1988. Par ailleurs, ils ont tenu compte de deux points de départ distincts, soit l’apparition clinique de la maladie et la date de naissance.

La méthodologie choisie a permis de former un groupe de 2 837 personnes qui répondaient aux critères de l’étude. Un peu plus de 70 % des participants étaient des femmes, 88 % présentaient initialement la forme cyclique de la maladie, l’âge moyen à l’apparition de la maladie était légèrement supérieur à 30 ans et, dans 40 % des cas, les symptômes éprouvés à l’installation de la maladie étaient de nature sensorielle. En outre, le degré d’incapacité des participants de ce groupe avait été mesuré à une fréquence de 1,1 an, en moyenne.
Comme l’indique l’article publié dans le numéro de janvier 2006 de Neurology, la docteure Tremlett, chercheure en chef, et ses collègues ont démontré que les personnes atteintes de SP en Colombie‑Britannique présentaient la cote 6 à l’échelle EDSS après 27,9 ans, en moyenne, comparativement à 15 ans comme l’avait soulevé une étude antérieure menée à London (Ontario). Pour ces deux études, les chercheurs ont utilisé l’échelle EDSS (Expanded Disability Status Scale), méthode reconnue mondialement qui permet de mesurer le degré d’incapacité sur une échelle de 0 à 10. À la cote 6, la canne devient nécessaire pour marcher.

En utilisant la date de naissance comme point de départ, les chercheurs ont aussi remis en question deux autres notions largement reconnues à propos de la SP : les hommes et les personnes ayant un certain âge à l’apparition de la maladie parviendraient plus vite au stade d’invalidité. L’étude de l’Université de la Colombie-Britannique confirme que la maladie progresse plus rapidement chez les hommes, mais démontre que les deux sexes deviennent tributaires d’une canne à peu près au même âge. Les chercheurs ont conclu que, chez les personnes atteintes de SP, les femmes sont peu avantagées comparativement au sexe opposé, du fait qu’elles sont plus susceptibles de développer la maladie, et ce, plus jeunes. Par contre, une incapacité irréversible peut frapper les deux sexes sensiblement au même âge.

Pour ce qui est du facteur âge, la Dre Tremlett souligne que, selon l’étude, l’installation tardive de la maladie ne présente pas nécessairement de sombres perspectives. Les personnes qui développent la maladie à un âge avancé ont vécu sans SP plus longtemps et, en plus, elles ont recours à la canne pour marcher plus tardivement que les personnes jeunes au moment du diagnostic. En effet, celles qui ont reçu un diagnostic de SP dans la vingtaine ont besoin d’une canne à l’âge de 55 ans en moyenne, tandis que le même degré d’incapacité frappe à 71 ans chez celles dont la maladie a été diagnostiquée dans la cinquantaine.

« L’examen de l’âge absolu où les gens atteignent ce degré d’incapacité (déplacement au moyen d’une canne) nous permet de mieux comprendre l’évolution naturelle de la SP », a déclaré la Dre Tremlett, récipiendaire de la bourse de perfectionnement Donald Paty de la Société canadienne de la sclérose en plaques. Rappelons que l’étude a été financée en partie par cet organisme.

« Des études comme celle-ci sur l’histoire naturelle sont essentielles. Les données qui en découlent peuvent aider à établir les pronostics et à faciliter la prise de décision concernant l’amorce de la pharmacothérapie », a ajouté le Dr William McIlroy, conseiller médical national de la Société canadienne de la sclérose en plaques.

Cote INFO-SP : 1.2.v


Décharge de responsabilité
La Société canadienne de la sclérose en plaques est un organisme de bienfaisance bénévole et indépendant. Elle n'approuve ni ne recommande aucun produit ou thérapie, mais renseigne sa clientèle afin que celle-ci puisse prendre des décisions éclairées.

 

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