Des chercheurs subventionnés par la
Société de la SP identifient un élément-clé dans une maladie semblable à la SP
Communication médicale
Le 19 Mars 2004
Résumé
Des chercheurs du Centre universitaire de santé McGill ont identifié un enzyme clé qui enclenche une maladie semblable à la sclérose en plaques dans le modèle animal de SP. Ils ont également découvert que le blocage de cet enzyme pourrait jouer un rôle déterminant dans la prévention de la maladie et les possibilités de rechute. La Société canadienne de la sclérose en plaques subventionne cette recherche dont les résultats ont été publiés dans la revue Neuron, le 4 février dernier.Détails
La sclérose en plaques est une maladie dans laquelle le système immunitaire s’attaque à la myéline, gaine protectrice entourant les fibres nerveuses. On croit que dans la SP et le modèle animal de cette maladie (EAE), les lymphocytes T s’attaquent aux tissus du système nerveux central (cerveau et moelle épinière). On ne comprend pas encore tout à fait les mécanismes de cette maladie.Selon une étude subventionnée par la Société canadienne de la sclérose en plaques et menée par un chercheur de l’Université McGill, Dr Samuel David, et une étudiante inscrite au doctorat, Athena Kalyvas, un enzyme spécifique pourrait jouer un rôle déterminant dans ce processus menant à l’inflammation des lésions (plaques) dans le cerveau et la moelle épinière. Les chercheurs ont constaté que dans le modèle animal de SP, la quantité de phospholipase cytosolique A2 (cPLA2) est plus importante dans les lésions de la moelle épinière. Ils ont également démontré que l’utilisation d’un inhibiteur chimique pouvait retarder l’apparition de la maladie chez certaines souris. En outre, les souris qui avaient développé une maladie semblable à la SP avaient des symptômes moins prononcés. Dans un autre essai, les chercheurs ont pu prévenir de nouvelles poussées chez les animaux qui étaient déjà atteints de cette maladie. Bien que cet inhibiteur chimique ne convienne pas aux êtres humains, il fournit aux chercheurs des renseignements précieux pour mettre au point des médicaments capables de cibler et de bloquer cet enzyme en toute sûreté, chez ces derniers.Dr David fait remarquer que malgré ces résultats encourageants, il ne faudrait pas croire que tous les traitements qui s’avèrent efficaces dans le modèle animal de SP le sont chez les êtres humains. Il souligne également que chez la souris, l’inhibiteur en question s’est avéré efficace pour la forme cyclique de SP, mais non pour la forme progressive de la maladie.Les chercheurs essaient maintenant d’identifier d’autres inhibiteurs spécifiques pouvant bloquer cet enzyme. Selon Dr David : « On ne peut pas prédire combien de temps il faudra pour mettre de tels traitements à l’essai, mais nous avons découvert un morceau du casse-tête pouvant aider à expliquer le processus d’enclenchement de la maladie dans les cellules de la moelle épinière. »La Société canadienne de la sclérose en plaques subventionne la recherche de Dr David depuis 2000.
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