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Une molécule favoriserait l’équilibre au sein du système immunitaire et pourrait jouer un rôle clé dans l’attaque auto-immune typique de la SP

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Communication médicale
Le 27 juin 2008

RÉSUMÉ

Des chercheurs subventionnés par l'organisme américain de la SP (National Multiple Sclerosis Society), entre autres, ont rapporté qu’une molécule appelée récepteur des hydrocarbures aryliques – favorisant la réponse du système immunitaire aux toxines environnementales – semble réguler l’équilibre entre les cellules inflammatoires et les cellules anti-inflammatoires dans une maladie semblable à la SP, chez la souris. Ces observations pourraient, ultimement, aider à identifier les mécanismes par lesquels certains facteurs environnementaux peuvent déclencher des réactions auto-immunes contre le système nerveux central dans la SP.

DÉTAILS

Francisco J. Quintana, Ph.D., Howard Weiner, M.D. (lauréat du Prix Dystel 2007 pour la recherche sur la SP) et leurs collaborateurs de l’école de médecine Harvard, à Boston, ont fait état de leurs observations dans la revue Nature (1er mai 2008; 453[7191] : p. 65-71). Leur étude a été financée par la National Multiple Sclerosis Society et les instituts américains de la santé, entre autres. Marc Veldhoen, Ph.D. (Institut national de la recherche médicale du Conseil de la recherche médicale, de Londres) et ses collaborateurs ont obtenu des résultats similaires dans une étude financée par le Conseil de la recherche médicale du Royaume-Uni. Leurs résultats font l’objet d’un article distinct dans la même revue (1er mai 2008; 453[7191] : p.106-109).

La sclérose en plaques est provoquée par des attaques immunitaires contre le cerveau et la moelle épinière. On croit qu’elle se manifeste chez des personnes génétiquement vulnérables, exposées à un déclencheur environnemental inconnu. D’innombrables cellules et protéines participent à l’attaque. Certaines cellules immunitaires, les cellules Th17 stimulent l’inflammation, tandis que les cellules T régulatrices peuvent freiner l’attaque. Chez les personnes atteintes de SP, néanmoins, ces cellules ne font pas leur travail, et l’attaque n’est pas décelée. Une molécule appelée récepteur d’hydrocarbures aryliques, mieux connue pour son rôle dans la régulation de la réponse immunitaire aux toxines, telle la dioxine, est présente à la surface des Th17 et des cellules T régulatrices. Des études antérieures ont montré qu’elle pouvait participer aux interactions entre ces cellules.

Travaillant séparément, les deux équipes de chercheurs ont étudié le récepteur d’hydrocarbures aryliques (RHA) chez la souris atteinte d’encéphalomyélite allergique expérimentale (EAE), maladie apparentée à la SP. L’équipe du Dr Veldhoen a découvert que l’induction de l’EAE chez la souris dépourvue de RHA réduisait le nombre de cellules Th17 sans augmenter le nombre de cellules T régulatrices. De son côté, l’équipe du Dr Quintana a révélé que les résultats de l’activation du RHA dans l’EAE dépendaient de la toxine utilisée pour l’activation. Chez les souris auxquelles on a inoculé de la dioxine, l’activité régulatrice des cellules T régulatrices a augmenté, la capacité des cellules Th17 a diminué et l’EAE a été freinée. Chez les souris auxquelles on a inoculé de la FICZ (une autre toxine), l’activité des cellules Th17 a été accrue, et l’EAE s’est aggravée.

Somme toute, les résultats peuvent aider, en définitive, à identifier les mécanismes par lesquels certains facteurs environnementaux peuvent déclencher des réactions auto-immunes contre le système nerveux central dans la SP. Dans un éditorial accompagnateur, les Drs Emily Stevens et Christopher Bradfeld (Université du Wisconsin, Madison) soulignent que les ramifications de ces observations, bien que fascinantes, demeurent nébuleuses. La clé du mystère réside peut-être dans le fait que des substances chimiques différentes affectent le RHA de manières différentes, ce qui peut déguiser certains indices reçus de l’environnement par une cellule T en voie de développement. Comprendre cela s’avère crucial pour l’application de ces observations à des traitements contre des maladies auto-immunes comme la SP.

Cote INFO-SP : 2.2.m

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