L’allaitement pourrait réduire le nombre de poussées de SP
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Communication médicale
Le 3 mars 2009
Résumé
Seattle – Les femmes atteintes de sclérose en plaques (SP) qui allaitent leur bébé après l’accouchement pourraient présenter un risque moins élevé de poussées, selon une étude publiée aujourd’hui qui fera l’objet d’une présentation au 61e congrès annuel de l’Académie américaine de neurologie, lequel se déroulera du 25 avril au 2 mai 2009, à Seattle.
Détails
Pour les besoins de l’étude, 32 femmes enceintes atteintes de SP et 29 femmes enceintes non atteintes de SP ont fait l’objet d’un suivi par les chercheurs au cours de chaque trimestre de leur grossesse et jusqu’à un an après l’accouchement. Les chercheurs ont questionné les participantes au sujet de leur allaitement et de l’historique de leurs menstruations.
En tout, 52 p. cent des femmes atteintes de SP n’ont pas allaité leur nouveau-né ou ont eu recours à une solution maternisée dans les deux mois suivant la naissance de leur enfant. Dans ce groupe, 87 p. cent des femmes ont subi une poussée de SP après l’accouchement, comparativement à 36 p. cent des femmes qui avaient allaité leur bébé pendant au moins deux mois sans recourir à une solution maternisée.
La principale raison évoquée par les 60 p. cent des femmes atteintes de SP qui n’ont pas opté pour l’allaitement exclusif était le désir de reprendre leur médicament modificateur de l’évolution de la SP. Les femmes atteintes de SP qui ont recommencé à prendre leur immunomodulateur dans les deux mois suivant l’accouchement ont présenté un risque de poussées beaucoup plus élevé que celles qui ont retardé la reprise du traitement, qu’elles aient ou non allaité. Notons par ailleurs que le retour des menstruations chez les femmes qui avaient choisi l’allaitement exclusif est survenu plus tard que chez celles qui n’ont pas allaité ou qui ont eu recours à une solution maternisée, tôt après l’accouchement.
« Les résultats de notre étude soulèvent des questions quant aux bienfaits de ne pas allaiter ou de mettre fin rapidement à l’allaitement pour recommencer la prise d’immunomodulateurs », a indiqué l’auteure de l’étude, Annette Langer-Gould, M.D., Ph. D., de l’Université Stanford, en Californie, et membre de l’Académie américaine de neurologie. « Des études de plus large envergure seront nécessaires afin de savoir si les femmes atteintes de SP devraient différer la reprise du traitement de la SP dans le but d’allaiter. »
L’étude a été financée par les National Institutes of Health (É.-U.) et la Wadsworth Foundation (É.-U.).
Contient des renseignements provenant de la National MS Society (É.-U.).
Recherche et programmes nationaux
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