Les résultats d’un essai clinique
sur la thérapie orale au fingolimod démontrent
une réduction de l’activité de la maladie
: une étude de plus grande envergure recrute actuellement
des participants
Communication médicale
Affiché à l’origine
le 22 septembre 2006
Mis à jour le 3 novembre 2006 et le 29 janvier 2007
Résumé
Les résultats d’un essai clinique contrôlé de
phase II sur la thérapie orale au fingolimod (aussi connu
sous FTY720) ont été publiés dans The New
England Journal of Medicine. L’étude a permis de
démontrer que fingolimod réduisait de façon
importante les taux de poussées de SP ainsi que les signes
d’inflammation dans les examens par IRM. Fingolimod s’attache à un
site d’amarrage (récepteur de la sphingosine-1-phosphate
ou récepteur S1P) sur les cellules immunitaires, y compris
les lymphocytes T et les lymphocytes B qui ont été impliqués
dans les dommages causés au système nerveux dans
la SP. Le comprimé à prendre une fois par jour
les incite à rester dans les ganglions lymphatiques, empêchant
ces cellules de migrer dans le cerveau et la moelle épinière.
Un essai clinique plus important de phase III est en cours dans
125 centres dans le monde, dont 10 au Canada. Les résultats
des études de phase III sont nécessaires avant
qu’une approbagtion de commercialisation puisse être
obtenue pour fingolimod. Novartis Pharma est le commanditaire
de cette étude.
Détails
Les résultats de l’essai clinique contrôlé de
phase II du fingolimod oral (aussi connu sous FTY720) publiés
récemment dans The New England Journal of Medicine (2006;355(11):1124-1139)
par Ludwig Kappos, M.D. (University Hospital, Basel, Suisse)
et ses collègues avaient déjà été relatés
lors de réunions médicales.
Les chercheurs ont réalisé une étude contrôlée à double
insu auprès de 255 participants atteints de SP récidivante
dans différents sites d’étude dans le monde,
y compris au Canada. Après six mois, l’inflammation
active visible dans les examens par IRM était significativement
réduite dans les deux groupes recevant 1,25 mg ou 5 mg
de fingolimod par jour, en comparaison du groupe avec placebo. Également,
davantage de personnes dans les groupes de traitement que dans
le groupe avec placebo sont restées sans poussées.
Les attaques de SP ont été réduites de plus
de 50 pour cent, tout comme le nombre de nouvelles lésions
de SP actives (facilitantes), tel qu’illustré dans
les examens par IRM. Fingolimod s’attache à un site
d’amarrage (récepteur de la sphingosine-1-phosphate
ou récepteur S1P) sur les cellules immunitaires, y compris
les lymphocytes T et les lymphocytes B qui ont été impliqués
dans les dommages causés au système nerveux dans
la SP. Le comprimé à prendre une fois par jour
les incite à rester dans les ganglions lymphatiques, empêchant
ces cellules de migrer dans le cerveau et la moelle épinière.
Lors du prolongement de six mois de l’étude originale,
les personnes des groupes de traitement ont continué de
recevoir la même dose, alors que les personnes du groupe
avec placebo recevaient une dose de 1,25 mg ou de 5 mg de fingolimod.
En tout, 227 personnes ont terminé l’étude
prolongée. Le taux de poussées chez les participants
du groupe avec placebo à qui on a par la suite donné une
dose de 1,25 mg a été réduit de 7 pour
cent, alors que celui des participants ayant reçu une
dose de 5 mg a été réduit de 86 pour cent.
Des réductions importantes de l’inflammation active
ont été constatées dans les examens par
IRM chez les membres des deux groupes préalablement
sous placebo. Dans les groupes qui ont continué de prendre
fingolimod, les taux de poussées et les signes d’inflammation
active dans les examens par IRM sont demeurés faibles.
Dans l’étude originale, les effets indésirables – principalement
l’inflammation des voies nasales, des difficultés
respiratoires, des maux de tête, la diarrhée et
la nausée – se sont produits plus souvent chez
les personnes recevant la dose de 5 mg de fingolimod. Une infection
du cerveau s’est produite après 10 semaines de
traitement chez une personne recevant la dose de 5 mg. Cette
infection s’est améliorée après
l’arrêt du traitement, mais a causé certains
dommages neurologiques.
Les effets indésirables se sont avérés
moins fréquents dans l’étude prolongée
et ont principalement consisté en une inflammation nasale,
la grippe et des maux de tête. Deux infections graves
sont survenues, soit l’herpès facial et une infection
du colon. Les autres effets indésirables associés à fingolimod
ont consisté en des altérations de la fonction
hépatique, la réduction du rythme cardiaque après
la première dose, des diminutions de numération
globulaire et des difficultés respiratoires.
Dans un article d’accompagnement, les Drs Steffen Massberg
et Ulrich H. von Andrian (Harvard Medical School) commentent
ces effets indésirables. Ils remarquent que la diminution
du rythme cardiaque et les difficultés respiratoires
ne sont pas surprenantes puisque la S1P est impliquée
dans la régulation du rythme cardiaque et la prolifération
des cellules dans les voies aériennes. Des composés
plus récents qui ciblent les sites d’amarrage
précis de la S1P pourraient contribuer à éviter
de tels effets secondaires. « Le potentiel d’augmenter
la vulnérabilité du patient aux infections de
tous les inhibiteurs de cette voie devrait être évalué »,
avertissent les auteurs.
Une étude de phase III de grande envergure est en cours
et impliquera à terme 100 centres dans le monde. Tous
les sites n’ont pas encore commencé le recrutement.
L’étude est intitulée FREEDOMS (FTY720
Research Evaluating Effects of Daily Oral therapy in MS). Cette étude
de 24 mois compare l’innocuité et l’efficacité d’un
traitement quotidien de 1,25 mg de fingolimod, de 0,5 mg de
fingolimod ou d’un placebo inactif chez plus de 2 000
personnes atteintes de SP cyclique (un type de SP caractérisé par
des poussées actives bien définies, suivies de
périodes de rétablissement partiel ou complet).
Le principal résultat qui sera mesuré est la
réduction du taux de poussée. Parmi les résultats
secondaires, nommons la fréquence des poussées,
l’activité de la maladie dans les examens par
IRM et le temps de progression de l’incapacité.
Les résultats de telles études de phase III sont
essentiels avant que Novartis ne puisse faire la demande d’une
approbation de commercialisation de fingolimod.
Pour plus d’information au sujet de l’étude,
veuillez composer le 1-866-788-3930 ou communiquer avec un des
sites canadiens d’essai clinique participants répertoriés
ci-dessous. Vous pouvez aussi visiter le www.msclinicaltrials.ca/participate-MS-study.do?pl_id=bmrmsl000000.
[Information offerte par la National MS Society (É.-U.)]
Sites d’essai clinique canadiens
Université Dalhousie, Unité de recherche
sur la SP, Halifax, Trudy L. Campbell, 902-473-7947
Hôpital Maisonneuve-Rosemont, Clinique de recherche en
neurologie, Montréal, Dr Jacques Lachapelle, 514-252-3400
poste 3298
Nepean Medical Centre, Ottawa, Isabelle D. Bediran, Coordonnatrice
des essais cliniques, 613-224-1223
Kingston General Hospital, Clinique de SP, Kingston, Dr Donald
G. Brunet ou Vee McBride, 613-548-2308
Hôpital St. Michael’s, Toronto, Dr Paul O’Connor,
416-864-5830
Université de la Saskatchewan, Regina, Felix Veloso,
Chercheur principal, 306-525-3586
Université de la Colombie-Britannique, Vancouver, Wendy
Morrison, Coordonnatrice de l’étude, 604-822-1756
Code INFO-SP : 1.4.1.75.b
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