Indications – Effets indésirables – Mises en garde de Santé Canada
AvonexMD
» Indications
L’Avonex a été homologué pour le traitement de la forme cyclique (poussées-rémissions) de SP, dans le but de freiner la progression de la maladie, de diminuer la fréquence des poussées de SP et de réduire le nombre et le volume des lésions cérébrales mises en évidence par l’IRM.
Ce médicament est destiné au traitement des personnes qui risquent de recevoir un diagnostic de SP cliniquement définie (SPCD). Il vise à retarder l’apparition de cette maladie et de diminuer le nombre et le volume des lésions cérébrales actives révélées par l’IRM. Avant d’instituer un traitement par l’Avonex chez les patients à risque de présenter une SP certaine, il convient de s’assurer de la présence de lésions cérébrales sur les clichés d’IRM et d’éliminer toutes les autres maladies possibles.
» Les effets indésirables
Syndrome pseudo-grippal suivant l’injection, qui s’atténue progressivement dans la plupart des cas. (Voir la section intitulée « Traitement des effets indésirables ».) Effets plus rares que ce dernier : état dépressif, anémie légère, anomalies hépatiques, réaction allergique, troubles cardiaques.
» Les mises en garde de Santé Canada
Les personnes qui ont une maladie cardiaque ou des antécédents de dépression ou de troubles épileptiques doivent être suivies de près lorsqu’elles prennent du Avonex. La fonction hépatique de tous les patients devrait être évaluée avant le début du traitement, puis réévaluée périodiquement.
Il est aussi recommandé de procéder à des analyses sanguines régulières afin de déceler toute diminution possible du nombre de cellules qui combattent les infections, de globules rouges et de cellules sanguines aux propriétés procoagulantes.
Une réaction allergique importante mais rare a été associée à ce médicament.
BetaseronMD
» Indications
Le Betaseron est destiné au traitement de la forme cyclique (poussées-rémissions) de la SP chez les personnes ambulatoires. Il vise à diminuer la fréquence des poussées.
Ce médicament est également prescrit aux personnes atteintes d’une forme progressive secondaire de SP dans le but de freiner l’aggravation des incapacités et de réduire la fréquence des poussées.
Le Betaseron est aussi destiné au traitement des personnes qui risquent de présenter une SP cliniquement définie (SPCD) et dont les clichés d’IRM montrent au moins deux lésions cérébrales. Il vise à retarder l’apparition d’une SPCD. Avant d’instaurer un traitement par le Betaseron, il convient d’éliminer toutes les autres maladies possibles.
» Les effets indésirables
Le Betaseron est aussi destiné au traitement des personnes qui risquent de présenter une SP cliniquement définie (SPCD) et dont les clichés d’IRM montrent au moins deux lésions cérébrales. Il vise à retarder l’apparition d’une SPCD. Avant d’instaurer un traitement par le Betaseron, il convient d’éliminer toutes les autres maladies possibles.
» Les mises en garde de Santé Canada
Les personnes qui ont des antécédents de dépression ou de troubles épileptiques doivent être suivies de près lorsqu’elles prennent du Betaseron.
Ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les personnes dépressives et chez celles qui présentent une maladie cardiaque grave.
Une réaction allergique importante mais rare a été associée à ce médicament.
Étant donné l’apparition possible d’une infection de la peau ou de sévères lésions cutanées disséminées, il est conseillé de faire une rotation des points d’injection.
CopaxoneMD
» Indications
Le Copaxone est destiné au traitement de la forme cyclique (poussées-rémissions) de SP, chez les personnes ambulatoires. Il vise à réduire la fréquence des poussées et à diminuer le nombre et le volume des lésions cérébrales mises en évidence par l’IRM.
Ce médicament est aussi destiné au traitement des personnes qui risquent de présenter une SP cliniquement définie (SPCD). Il vise à retarder l’apparition d’une SP cliniquement définie et à diminuer le nombre et le volume des lésions cérébrales actives ainsi que la charge lésionnelle globale révélée par l’IRM. Le Copaxone ne peut être prescrit qu’aux patients qui présentent des lésions à l’IRM cérébrale. Avant d’instituer un traitement par le Copaxone, il convient d’éliminer toutes les autres maladies possibles.
» Les effets indésirables
Réaction au point d’injection. Effets plus rares que cette réaction : vasodilatation (dilatation des vaisseaux sanguins); douleur thoracique; réaction suivant immédiatement l’injection, y compris un accès d’anxiété, une douleur thoracique, des palpitations, un essoufflement et des bouffées congestives. Ces effets durent de 15 à 30 minutes et disparaissent généralement sans traitement. Selon les données actuelles, ils n’entraîneraient pas de séquelles à long terme.
» Les mises en garde de Santé Canada
Le Copaxone a été associé à une réaction survenant immédiatement après l’injection et comprenant au moins deux des effets suivants : bouffées congestives, douleur thoracique, palpitations, anxiété, dyspnée, constriction de la gorge et éruption cutanée transitoire. Ces effets disparaissent généralement d’eux-mêmes au bout d’une quinzaine de minutes et n’entraînent aucune séquelle à long terme. Cette réaction post-injection survient habituellement dans les premiers mois du traitement et peut apparaître plusieurs fois chez une même personne.
Une douleur thoracique passagère – sans séquelles à long terme – peut se manifester une ou plusieurs fois en tant qu’un des symptômes de la réaction post-injection ou indépendamment de celle-ci.
On observe parfois la formation de creux permanents sous la peau aux points d'injection. Ces creux sont provoqués par une destruction du tissu adipeux à ces endroits. Des lésions cutanées graves peuvent aussi survenir. Il est donc recommandé de faire une rotation des points d’injection, c'est-à-dire de ne faire qu’une seule injection par semaine à un endroit donné.
ExtaviaMD
» Indications
L’Extavia est destiné au traitement de la forme cyclique (poussées-rémissions) de la SP, chez les personnes ambulatoires. Il vise à diminuer la fréquence des poussées.
Ce médicament est également prescrit aux personnes atteintes d’une forme progressive secondaire de SP, dans le but de freiner l’aggravation des incapacités et de réduire la fréquence des poussées.
L’Extavia est aussi destiné au traitement des personnes ayant subi un seul épisode de démyélinisation à l’occasion duquel au moins deux lésions cérébrales cliniquement silencieuses typiques de la SP ont été mises en évidence par l’IRM. Ce traitement vise à retarder l’apparition d’une SP définie. Avant d’instituer un traitement par l’Extavia, il convient d’éliminer toutes les autres maladies possibles.
» Les effets indésirables
Syndrome pseudo-grippal suivant l’injection, qui s’atténue progressivement dans la plupart des cas. (Voir la section intitulée « Traitement des effets indésirables ».) Réaction au point d’injection, dont environ 5 % nécessitent une attention médicale. Effets plus rares que ces derniers : réaction allergique, état dépressif, anomalies hépatiques, diminution du nombre de globules blancs.
» Les mises en garde de Santé Canada
Les personnes qui ont des antécédents de dépression ou de troubles épileptiques doivent être suivies de près lorsqu’elles prennent de l’Extavia.
Ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les personnes dépressives et chez celles qui présentent une maladie cardiaque grave.
Une réaction allergique importante mais rare a été associée à ce médicament.
Étant donné l’apparition possible d’une infection de la peau ou de graves lésions cutanées disséminées, il est conseillé de faire la rotation des points d’injection.
GilenyaMD
» Indications
Le Gilenya est destiné au traitement de la forme cyclique (poussées-rémissions) de SP. Il vise à diminuer la fréquence des poussées de SP et à freiner la progression de la maladie. Ce médicament est généralement recommandé en tant que traitement de deuxième intention chez les personnes atteintes de SP qui n’ont pas bien répondu aux immunomodulateurs de première intention ou qui n’ont pas bien toléré ces médicaments.
» Les effets indésirables
Céphalées, infection grippale, diarrhée, douleur dorsale, élévation des enzymes hépatiques et toux. Effets plus rares que ces derniers, quoique sérieux : ralentissement du rythme cardiaque suivant l’administration de la première dose, infection, bouffissure des yeux.
» Les mises en garde de Santé Canada
Si le patient n’a pas eu la varicelle, son médecin peut lui recommander de se faire donner le vaccin contre cette maladie avant de commencer le traitement.
Étant donné que le Gilenya peut entraîner une diminution transitoire du rythme cardiaque après l'administration de la première dose, le patient doit demeurer sous surveillance médicale au cabinet du médecin durant six heures suivant l’administration de cette première dose.
Et vu que ce médicament peut faire s’abaisser le nombre de globules blancs, augmentant ainsi le risque d’infection, il convient d’effectuer des analyses sanguines avant le début du traitement pour dénombrer ces cellules.
Il est aussi recommandé de faire passer au patient un examen de la vue avant d’amorcer le traitement, puis deux ou trois mois plus tard, afin de déceler un possible œdème maculaire (œil).
Par ailleurs, la possibilité de troubles hépatiques liés au Gilenya appelle un examen de la fonction du foie avant l’instauration du traitement.
RebifMD
» Indications
Le Rebif est destiné au traitement des formes rémittentes de SP (cyclique et progressive secondaire). Il vise à freiner la progression de la maladie, à diminuer la fréquence des poussées de SP et à réduire le nombre et le volume des lésions cérébrales mises en évidence par l’IRM.
Bien que le Rebif n’ait pas eu d’effet positif sur la progression des incapacités chez les personnes atteintes d’une forme progressive secondaire de SP, des essais cliniques ont révélé que dans les cas où cette forme de SP s’accompagnait de poussées, le Rebif pouvait faire diminuer le nombre de poussées et l’activité de la maladie mise en évidence par l’IRM, comparativement au placebo.
» Les effets indésirables
Syndrome pseudo-grippal suivant l’injection, qui s’atténue progressivement dans la plupart des cas. (Voir la section intitulée « Traitement des effets indésirables ».) Réaction au point d’injection. Effets plus rares que ces derniers : anomalies hépatiques, état dépressif, réaction allergique et diminution du nombre de globules blancs ou de globules rouges.
» Les mises en garde de Santé Canada
Les personnes qui ont des antécédents de dépression ou de troubles épileptiques doivent être suivies de près lorsqu’elles prennent du Rebif.
La fonction hépatique de tous les patients devrait être évaluée avant le début du traitement, puis réévaluée périodiquement.
Il est aussi recommandé de procéder à des analyses sanguines régulières afin de déceler toute diminution possible du nombre de cellules qui combattent les infections, de globules rouges et de cellules aux propriétés procoagulantes.
Une réaction allergique importante mais rare a été associée à ce médicament.
TysabriMD
» Indications
Le Tysabri est destiné au traitement de la forme cyclique (poussées-rémissions) de SP. Il vise à diminuer la fréquence des poussées de SP, à freiner la progression de la maladie et à réduire le nombre et le volume des lésions cérébrales mises en évidence par l’IRM.
Le Tysabri ne peut être administré qu’en monothérapie (c’est-à-dire qu’il ne doit pas être associé à d’autres immunomodulateurs). Il est généralement recommandé aux personnes atteintes de SP qui n’ont pas bien répondu aux autres immunomodulateurs de première intention ou qui n’ont pas bien toléré ces médicaments. Ces restrictions sont dues au fait que le traitement par Tysabri augmente le risque de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP). Voir la section intitulée « Tysabri – mises en garde » pour en apprendre davantage sur le Tysabri et le risque de LEMP qui lui est associé.
» Les effets indésirables
Céphalée, fatigue, infection urinaire, état dépressif, infection des voies respiratoires inférieures, douleurs articulaires et douleur thoracique. Effets plus rares que ces derniers : réaction allergique ou d’hypersensibilité dans les deux heures suivant la perfusion (étourdissements, fièvre, éruption cutanée, démangeaisons, nausée, bouffées congestives, abaissement de la pression artérielle, difficultés respiratoires, douleur thoracique), anomalies hépatiques. Les médecins doivent suivre de près les patients traités par le Tysabri afin de surveiller l’apparition possible de symptômes de la LEMP.
» Les mises en garde de Santé Canada
Le Tysabri (natalizumab) est un anticorps monoclonal fabriqué en laboratoire. Ce médicament est administré par perfusion intraveineuse toutes les quatre semaines.
Les perfusions ne pouvant être effectuées à la maison, votre médecin vous indiquera l’endroit le plus près de chez vous où vous pourrez recevoir votre médicament.
Lorsque votre médecin et vous envisagez la possibilité de recourir au Tysabri, il importe de prendre en considération le fait que les personnes traitées par ce médicament ont un risque accru de présenter une maladie rare et généralement fatale du cerveau, appelée leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP), causée par le virus JC.