Extrait des notes d’allocution du lieutenant-gouverneur de l’Ontario, l’honorable David C. Onley
Congrès de l’automne tenu le 7 novembre 2009 par la Division de l’Ontario de la Société de la SP
Œuvrant depuis de nombreuses années à promouvoir la condition des personnes handicapées, j’ai pu constater que l’entraide [telle que celle que pratiquent les personnes atteintes de SP ou touchées par cette maladie] permet de réaliser des miracles pour les personnes handicapées.
Ceux et celles qui défendent les droits d’un membre de leur famille ou s’engagent dans des activités de bénévolat ou de mentorat contribuent à améliorer grandement leur propre vie ainsi que celle des gens qui bénéficient de leurs actions.
En agissant ainsi, vous œuvrez sans conteste à promouvoir l’accessibilité pour tous.
Et il ne s’agit pas uniquement de l’accessibilité physique, rendue possible par la présence de rampes d’accès ou l’aménagement d’espaces de stationnement pour personnes handicapées. L’accessibilité renvoie également à l’intégration et à l’acceptation, lesquelles impliquent de la part de la société une attitude qui permet aux personnes handicapées de réaliser pleinement leur potentiel au sein de la collectivité.
À mes yeux, l’accessibilité figure parmi les droits fondamentaux de la personne. En fait, c’est la raison pour laquelle j’ai choisi de faire de l’accessibilité le thème central de mon mandat de lieutenant-gouverneur.
Une société accessible à tous les citoyens se doit de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour accueillir les personnes handicapées, quelles que soient leurs incapacités, et favoriser la réalisation de leur potentiel réel. À cet égard, l’accessibilité concerne tous les types de handicaps, qu’ils soient visibles ou non. Les incapacités mènent souvent à la pauvreté; de fait, 40 % des personnes handicapées disposent d’un revenu annuel inférieur à 10 000 dollars.
Nous devons prendre conscience que le fait de vivre avec un handicap ne se résume pas aux seuls obstacles suggérés par l’usuel panneau de signalisation montrant un fauteuil roulant sur fond bleu.
Au fil des ans, j’ai souvent posé la question suivante à l’occasion de mes discours : « Lorsque vous rencontrez une personne handicapée pour la première fois, voyez-vous avant tout son handicap ou ses capacités? »
Chacun aimerait répondre que ce sont les aptitudes de la personne qui retiennent l’attention, mais nous savons tous qu’il n’en est rien. Généralement, nous portons notre attention sur le handicap, ce qui est tout naturel, en fait.
Ce qui importe, toutefois, c’est que notre jugement ne repose pas sur les apparences, c’est-à-dire que celles-ci ne nous empêchent pas de voir qui sont réellement les personnes aux prises avec un handicap.
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