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Division de l'Ontario

Relations avec les gouvernements et action sociale

Exposé sur la Campagne stopSP au profit de la recherche

Faits de base

Impact de la SP

Attentes

Études sur la SP menées en Ontario en 2008

Recommandation de la Société de la SP
Que le gouvernement de l’Ontario appuie la Campagne stopSP au profit de la recherche sur la sclérose en plaques en investissant dans les études phares actuelles et futures, qui vont dans le sens du Programme d’innovation de l’Ontario, permettent à l’Ontario et au Canada d’attirer et de retenir les meilleurs jeunes candidats pour faire de la recherche de calibre international sur la SP, accélèrent la mise au point de nouveaux traitements et, en définitive, permettront de guérir la SP.

Faits de base

  • La Société canadienne de la sclérose en plaques a créé un nouveau programme qui permettra d’accélérer le rythme de la recherche sur la SP et de faire du Canada le pays de prédilection pour faire une carrière dans ce domaine.

  • Les progrès et l’espoir entourant la recherche sur la SP sont sans précédent. La recherche internationale, financée par les organismes de SP de nombreux pays, les gouvernements et le secteur privé, n’a jamais avancé à un rythme aussi rapide, comme le prouve le nombre d’essais cliniques sur des traitements de cette maladie.

  • Nous devons profiter de cette lancée pour multiplier les études et hâter les découvertes scientifiques en améliorant la capacité de recherche des chercheurs et des cliniciens spécialisés en SP. Le moment est venu de stopper la SP. Le Canada a une réputation de chef de file international en matière de recherche sur la SP, et les chercheurs et cliniciens en SP de l’Ontario se classent parmi les meilleurs du monde. Certaines des avancées majeures des dernières années ont été effectuées à l’Université de Toronto, à l’Hôpital pour enfants malades de Toronto et à l’Université d’Ottawa.

  • De nombreuses découvertes liées à la SP sont très rapidement traduites en traitements de la maladie.

  • Au fil des ans, la Société canadienne de la SP a recueilli 117 millions de dollars pour la recherche sur cette maladie. Bon nombre de personnes qui reçoivent un diagnostic de SP aujourd’hui peuvent retarder l’apparition de symptômes invalidants grâce aux investissements dans la recherche effectués au cours des 30 dernières années.

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Impact de la SP

  • Le Canada a l’un des taux de SP les plus élevés du monde, et ce taux ne cesse d’augmenter.

  • On estime à un milliard de dollars le coût annuel total de la SP pour le Canada, coût surpassant celui de toutes les maladies infectieuses réunies.

  • Chaque Ontarien atteint de SP nécessitera des soins et de l’aide pour composer avec sa maladie. Ce soutien est chiffré à 1,6 million de dollars.

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Attentes 

  • L’investissement dans la recherche sur la SP et la mise en place d’une stratégie de recherche stable permettront aux Ontariens qui seront dorénavant touchés par la SP de demeurer plus longtemps sur le marché du travail, d’être plus autonomes, de participer davantage à la vie de leur collectivité et d’apporter une contribution valable à la société durant une plus longue période.

  • L’investissement dans la recherche permettra, un jour, de guérir la SP et de réduire le coût des soins de santé en Ontario.

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Études sur la SP menées en Ontario en 2008

En 2008, la Société canadienne de la SP a versé près de 10 millions de dollars à son programme de recherche. Seuls les meilleurs projets obtiennent une subvention ou une bourse. Le programme vise à inciter les jeunes chercheurs à faire carrière en SP. Pour être financées, les propositions de recherche doivent satisfaire à deux critères d’importance égale : l’excellence scientifique et la relation directe entre le projet et la SP. Celles qui ne répondent pas à ces critères ne font pas l’objet d’une recommandation de financement. Vous trouverez ci-dessous la liste des études menées en Ontario en 2008 et au-delà.

Dre Brenda Banwell
Hôpital pour enfants malades, Université de Toronto

Cette étude novatrice prévoit le suivi d’enfants ayant subi un épisode neurologique évocateur de la SP. Elle vise, d’une part, à identifier les facteurs de déclenchement de la maladie et, d’autre part, à comprendre pourquoi l’état de certains enfants évolue vers la SP, alors que d’autres s’en sortent indemnes. Ces travaux devraient nous éclairer sur la cause ou les causes de la SP.

Dre Brenda Banwell et Dre Christine Till
Hôpital pour enfants malades, Université de Toronto
234 000 $ pour deux ans
Un nombre substantiel d’enfants atteints de SP présentent des troubles cognitifs. La raison demeure toujours inconnue, et l’identification des enfants les plus vulnérables à ce type de troubles est cruciale si nous voulons les soumettre le plus tôt possible à un programme de réadaptation et procéder à un changement d’école, s’il y a lieu. Réalisée à l’aide de techniques d’imagerie de pointe, l’étude réunit une vaste population d’enfants atteints de SP. Elle fournira de toutes nouvelles informations aux professionnels de la santé et aux parents des enfants touchées par cette maladie.

Dre Joan Boggs
Hôpital pour enfants malades, Université de Toronto
223 265 $ pour deux ans
La myéline, substance qui protège les fibres nerveuses du système nerveux central, est attaquée et détériorée par la SP. Favoriser la réparation des cellules myéliniques abîmées constitue le thème central de nombreuses études. Celle-ci porte sur les signaux émis par les diverses couches de la gaine de myéline et vise à stimuler la réparation de cette substance.

Dre Lillian DeBruin
Université Wilfrid Laurier
122 040 $ pour deux ans
La sclérose en plaques se caractérise par la destruction de la gaine de myéline des fibres nerveuses du cerveau et de la moelle épinière. La myéline comporte des régions uniques, comme les radeaux lipidiques, qui assurent la formation et le maintien appropriés de cette substance. On tente ici de vérifier l’hypothèse selon laquelle les radeaux lipidiques subiraient des modifications durant la démyélinisation, qui entraîneraient leur dysfonctionnement. Ces travaux devaient aboutir à l’élaboration de nouvelles stratégies de traitement de la SP.

Dr Anthony Feinstein
Université de Toronto

59 220 $ pour un an
La dépression contribue grandement à l’incapacité observée dans la sclérose en plaques. Cette étude prévoit le recours à diverses méthodes de balayage cérébral afin de voir s’il existe une différence entre les cerveaux des personnes atteintes de SP sujettes à la dépression et ceux de personnes atteintes de SP non touchées par cette maladie. Une meilleure compréhension des causes de la dépression permettra aux professionnels de la santé d’améliorer le traitement de leurs patients.

Dr Mark Freedman et Dr Harold Atkins
Hôpital d’Ottawa

2,4 millions de dollars pour cinq ans
On croit que la SP est une maladie dans laquelle le système immunitaire attaque certaines composantes du système nerveux central, entraînant des lésions permanentes. À l’aide de techniques utilisées dans le traitement de certaines formes de leucémie, les chercheurs ont administré des doses élevées d’agents chimiothérapeutiques et d’anticorps à 15 personnes atteintes d’une SP à évolution rapide dans l’espoir de corriger le dérèglement du système immunitaire. Ils leur ont ensuite réinjecté leurs propres cellules souches. Aucun patient n’a eu de poussée après cette intervention.

Dre Jennifer Gommerman
Université de Toronto

362 950 $ pour trois ans
Cette étude porte sur les lymphocytes dont le fonctionnement peut être altéré dans la SP. Après avoir interagi avec certaines cellules, ils accroîtraient l’inflammation à l’origine de la détérioration de la myéline dans le système nerveux central. Plus particulièrement, la Dre Gommerman cherche des moyens d’inhiber l’activité des lymphocytes dans le but de freiner ou de stopper la SP.

Dr Rashmi Kothary
Institut de recherche en santé d’Ottawa

304 320 $ pour trois ans
La détérioration de la gaine de myéline qui recouvre les fibres nerveuses du cerveau et de la moelle épinière compte parmi les principales caractéristiques de la SP. Basés sur des travaux antérieurs ayant montré l’importance d’une substance appelée intégrine bêta 1 dans la maturation des cellules productrices de la myéline, le Dr Kothary tente, par diverses sortes de manipulations de l’intégrine, de limiter la détérioration de la myéline et de promouvoir la régénération de celle-ci.

Dr Mario Moscarello et Dr Fabrizio Mastronardi
Hôpital pour enfants malades

200 000 $ pour deux ans
Des travaux préalables de ces chercheurs ont montré qu'un accroissement de la formation de citrulline contribuait à déstabiliser la myéline, gaine protectrice des fibres nerveuses du système nerveux central, chez les personnes atteintes de SP. Par contre, un tel accroissement n’a pas été observé dans d’autres maladies neurologiques. L’étude actuelle a pour but de voir si la vitamine B12 peut prévenir la déstabilisation de la myéline.
 
Dr Charles Tator
Hôpital Western, Toronto

188 500 $ pour deux ans
Une approche prometteuse du traitement de la SP consiste à transplanter des cellules productrices de myéline pour stimuler la régénération de cette substance et protéger les cellules nerveuses. Des cellules souches neuronales seront donc transplantées chez des modèles animaux de la SP afin de stimuler le rétablissement des fonctions dans deux modèles différents de la maladie. Les connaissances qui découleront de ces tentatives pour stimuler la réparation des lésions, d’une part, et promouvoir la remyélinisation, d’autre part, favoriseront l’élaboration de thérapies réparatrices efficaces.

Dre Lisa Walker
Université Carleton

68 290 $ pour deux ans
La vitesse de la pensée et du traitement de l’information diminue chez certaines personnes atteintes de SP. Les résultats préliminaires d’une série de nouveaux tests automatisés portent à croire que ces derniers pourraient déceler la présence d’un ralentissement dans le traitement de l’information. L’étude permettra de voir, d’une part, si ces nouveaux tests peuvent mieux évaluer les déficits cognitifs que les tests neuropsychologiques traditionnels et, d’autre part, s’ils peuvent révéler les effets progressifs de la SP sur une période de trois ans.

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Être un chef de file dans la recherche sur le remède de la sclérose en plaques et permettre aux personnes aux prises avec cette maladie d'améliorer leur qualité de vie.
 

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